LE P O R T I Q U E CENTRE RÉGIONAL D'ART CONTEMPORAIN DU HAVRE
L P

Laurent Grasso
Les nuages... Là-bas... Les merveileux nuages

Du 09.10.2009 au 21.11.2009

Laurent Grasso est un artiste et plasticien contemporain français né en 1972 à Mulhouse. Il vit et travaille à Paris et y est représenté par la galerie Chez Valentin. Laurent Grasso travaille avec la vidéo, le dispositif, l'installation. En travaillant à extraire de la réalité ordinaire et familière des phénomènes ou des situations potentiellement cinématographiques, ses œuvres introduisent une part d'étrangeté dans des contextes, des situations qui ne le sont pas a priori. Dans la plupart de ses oeuvres, Laurent Grasso cherche à créer une tension entre réalité et fiction, entre conscient et inconscient. Il crée des dispositifs audiovisuels qui ont recours aux techniques de projection de l'image comme à différents matériaux électriques et électroniques de manière à capturer, sur un mode hypnotique, des expériences perceptives et des images mentales. L'artiste utilise l'image en mouvement, s'intéressant de près à son statut flottant et aux interférences entre réalité extérieure et état psychique, entre le sensoriel et l'irrationnel. C'est dans toutes leurs dimensions que Laurent Grasso explore les notions de projection et de vision. Le cinéma pour une part, les phénomènes paranormaux d'autre part, interviennent comme des moyens en arrière-plan, des domaines qui échappent au rationnel et dans lesquels il puise, mettant en oeuvre de véritables dispositifs environnementaux. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis pendant la saison 2004-2005. Il reçoit le prix Marcel Duchamp à l'occasion de la FIAC de 2008.

Laurent Grasso a exposé Projection, (2003-2005), au Portique dans le cadre de l’exposition Les nuages…Là-bas…Les merveilleux nuages ! au musée Malraux. Il, présente au Portique une installation vidéo et sonore qui met en scène un nuage de fumée qui progresse rapidement. Il envahit la rue, recouvre bâtiments, voitures, rares passants, jusqu’à absorber la caméra. C’est le potentiel scénario catastrophe de l’exposition. Projetée en grand format, l’image défile en boucle. Elle place le spectateur dans une interrogation sur le statut de l’évènement et de sa perception. Dans ce même espace d’exposition, Projection, néon (2005) vient faire face à l’installation vidéo avec une sensibilité toute autre. Laurent Grasso dessine avec un néon les contours d’un nuage et le mot projection, comme pour matérialiser la forme. Il manipule le son et la lumière pour convier le visiteur dans un univers qui détourne la réalité et sa perception. Présentées sous la forme d'installations sonores, ses vidéos s'imposent comme des expérimentations perceptives, soulignant la place centrale de l'imagination.